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 colle du 27septembre

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annaelle



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Localisation : Saint-Ouen l'Aumône (95)
Date d'inscription : 10/09/2006

MessageSujet: colle du 27septembre   Mer 27 Sep - 18:18

un petit conseil (je sais c'est plus facile à dire qu'à faire): éviter de stresser 50 ans avant pale , ca sert à rien à part à embrouiller l'esprit, et ca se passe 1000 fois mieux que ce qu'on s'imagine! je parle en connaissance de cause!! Very Happy

J’avais le choix entre :
1. Le théâtre de l’absurde [en s’appuyant sur une œuvre au choix]
2. L’histoire littéraire
3. « Les beaux livres sont écrits dans une sorte de langue étrangère. » Proust
J’ai choisi le 3e sujet.

Intro : Mallarmé avait souhaité qu’on ne puisse pas lire un livre directement mais qu’il faille passer par un apprentissage spécifique, de même que pour lire une partition musicale il faut obligatoirement connaître le solfège. Volonté apparente de tenir le non-initié à l’écart de la littérature.
--> Quelle est cette langue étrangère, et en quel sens participe-t-elle de la beauté du livre ?
I- Une langue étrangère qui fait la beauté du livre en nécessitant d’être déchiffrée.
II- Le travail sur la langue de tous les jours pour qu’elle nous devienne étrange, sinon étrangère
III- La langue étrangère participe d’une distanciation de la littérature


I- Une langue étrangère qui fait la beauté du livre en nécessitant d’être déchiffrée

Proust (Combray) : la mère du narrateur lui lit François le Champi, de G. Sand et le titre est pr lui incompréhensible, et c’est ce qui en fait sa beauté, quasi-merveilleux. [spéciale dédicace à Lucie, j’avais lu son résumé de colle la veille c’est grâce à ça que j’y ai repensé]
L’écriture ds une langue étrangère = lecture réservée aux initiés. Est-ce qu’on ne peut pas percevoir la beauté du livre sans avoir les clés pr les déchiffrer ? même principe se retrouve dans la vie du narrateur, qui cherche à atteindre la vérité et la beauté du monde en déchiffrant les signes que lui envoie la nature. EX : les 3 arbres de Balbec, qui restent inconnus (Les jeunes filles II).
L’écriture participe du déchiffrement du monde, elle est signe qu’on a réussi à trouver la clé, cf. les clochers de Martinville (1ere page d’écriture du narrateur, les clochers donnent l’impression de se déplacer au fur et à mesure que la voiture dans laquelle il se trouve avance, et c’est pour lui le symbole de la métaphore.)

II- Le travail sur la langue de tous les jours pour qu’elle nous devienne étrange, sinon étrangère

cette langue étrangère est celle des belles-lettres, avc figures de styles, voc recherché, tournures différentes de celles de la langue de tous les jours. Opposition langue littéraire/langue vulgaire. Ms elle nous est déjà étrangère par la fait qu’il s’agit de la vision personnelle et subjective de l’écrivain, qu’il nous transcrit.
la langue peut ns apparaître étrangère aussi car datant d’un siècle antérieur, à travers la littérature ns replongeons à la fois ds la langue des tps passés et ds les conceptions passés qui peuvent ns apparaître étrangères.
Mais Voyage au bout de la nuit, de Céline ? style très oral, voc parfois argotique, … ms redonne poésie au langage commun : cf. la description de la banlieue : la « bouche » de métro d’où sort une mauvaise haleine : re-motivation d’une métaphore figée. le style s’explique pcq Céline prend comme narrateur le personnage principal du roman, Ferdinand, et c’est ainsi que Ferdinand s’exprime, et Céline montre qu’il s’agit d’un style choisi et qu’il est capable d’écrire autrement ds lorsque que d’autres perso prennent la parole (notamment le prof d’histoire, lorsque Ferdiand est à l’hôptial psychiatrique)  cf. Entretien avec le professeur Y, Céline [précision de M. Cossec lors de l’entretien]. Dc même langage qui ns parait être celui de tous les jours se trouve transformé.



III- La langue étrangère participe d’une distanciation de la littérature

Beckett préfère écrire en français alors que ce n’est pas sa langue maternelle, pr ê + libre, oser aller + loin dans la remise en question des contraintes sociales, sans être bloqué par le carcan de la langue qu’il parle tous les jours (certains mots qu’il n’ose pas employer en anglais ms qu’il emploie en français), et retraduit en anglais après.
Mise à distance par la langue : permet de voir les choses d’une manière nouvelle, de briser les conventions. Cf. Brecht qui met des pancartes sur scène pour créer un effet de distanciation du spectacle par rapport au spectateur, éviter la totale identification au héros et pousser à la réflexion.

Conclusion : si la langue littéraire nous devient étrangère, c’est peut-être pour montrer, comme l’écrit Kundera à propos du roman, que « les choses sont plus compliquées qu’on le ne pense ». La réalité nous est étrangère, et la littérature nous le rappelle.

Ajout lors de l’entretien : la langue est d’abord étrangère pour l’écrivain lui-même qui doit faire tout un cheminement avant d’arriver à maîtriser cette langue (qui est celle qui transcrit sa vision). Cf. le parcours du narrateur dans la Recherche (Proust)

Bon courage pour les votres, j'espère que la mienne vous servira! Very Happy Sur ce... study
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colle du 27septembre
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